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L'amendement, qui menaçait de ne plus rembourser les cures thermales qu'à hauteur de 15 %, au lieu de 65 % actuellement, a été largement rejeté par l'Assemblée nationale.

 

167 voix contre, 24 pour, 4 abstentions : le vote est sans appel.

Et c’est un grand ouf de soulagement pour les professionnels du thermalisme et ses territoires concernés, dont le Vallespir et le Conflent dans les Pyrénées-Orientales.

"Cet amendement provoquerait une catastrophe industrielle et économique", prévenaient les professionnels.

Le Conseil national des établissements évaluait à 80 % la perte possible d’activité.

Une plaie pour les établissements du Boulou, Amélie-les-Bains, Prats-de-Mollo-La Preste, Vernet-les-Bains ou Molitg-les-Bains.

Tout comme son impact sur l’emploi et sur l’économie de ces territoires.

Les Pyrénées-Orientales comptent cinq stations thermales.

Cela représente 16 % des curistes nationaux et 21 % de l’Occitanie.

 

Dans sa quête d’économie, le projet prévoyait de ne prendre en charge plus que 15 % du coût des cures thermales contre 65 % aujourd’hui.

Un déremboursement qui devait faire économiser, justement, 200 millions d’euros.

Le gouvernement soutenant que le reste à charge serait payé par les assurances maladie complémentaires.

"Faux", selon la filière.

La menace pour le thermalisme s’éloigne donc.

La filière générait, en 2024, 25 000 emplois en France.

 

Thierry Bouldoire, l'indépendant. novembre 2026